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Le concept de Rose Betterave ? « Ce que je n’ai pas trouvé ailleurs : des produits bio qui viennent de tout près et avec peu d’emballages », résume Agathe Laloux, 40 ans, une des créatrices de ce magasin bio du centre-ville d’Armentières, qui offre également des ateliers, notamment « zéro déchet », et bientôt de la restauration. « Rose Betterave, c’est la couleur que nous proposons de donner aux courses. La couleur des produits frais, locaux, préparés et vendus dans le respect des producteurs et des consommateurs. »

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Créer un lieu, des liens

« Rose Betterave a été conçu comme un lieu ressource, créateur d’échanges et de liens. Notre credo : apporter aux clients de l’information, leur proposer des ateliers et leur permettre de goûter, de déguster », détaille Agathe. « Du haut de nos six mois d’ouverture, ce lieu est devenu ce que nous voulions qu’il soit. C’est une vraie victoire de voir les clients qui passent, discutent, proposent et créent Rose Betterave aussi. »

Concrétiser un projet

Le déclic ? Disons que plusieurs pièces d’un puzzle ont permis la naissance de Rose Betterave. La première, ce sont les études d’Agathe. Elle est diplômée d’un master d’hydrologie, durant lequel elle a développé sa sensibilité écologique aiguisée par le souvenir du travail de ses grands-pères agriculteurs. La deuxième : les cours d’herboristerie de Bruxelles et l’École des plantes de Bailleul qu’elle a suivi de 2013 à 2015, un dimanche par mois. Au programme : botanique et phytothérapie. Enfin, la dernière, une situation de travail compliquée qui la pousse à se lancer dans un projet qui a du sens. Résultat ? Rose Betterave voit le jour le 8 novembre 2017.

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Vivre une aventure entrepreneuriale

Rose Betterave est une aventure. À plus d’un titre. D’abord parce que cette création a révélé deux entrepreneures, toutes deux en reconversion. Enfin, parce que comme tout démarrage d’entreprise, elle a nécessité des capacités d’adaptation au changement importantes (une des trois associées a quitté le projet). Retour sur les débuts. « Nous avons choisi de monter une Scop (Société coopérative et participative) et nous sommes entourées de partenaires du secteur de l’Économie Sociale et Solidaire. Fatiha Legzouli, co-fondatrice de LittleBigWomen, qui a connu notre projet grâce à Autonomie et Solidarité, m’a proposé un programme de mentorat au féminin. Cette idée m’a séduite. C’est rassurant d’avoir un regard extérieur. Comme je partageais déjà beaucoup avec mes associées, je cherchais une personne bienveillante avec qui prendre du recul et partager un retour d’expériences et une connaissance de l’entreprise que je n’avais pas encore. Une personne qui me tire vers le haut. Depuis l’été dernier, je chemine avec Anne-Laure Delfosse, responsable d’une agence de communication Good Mood. Nous sommes au début de l’aventure. Anne-Laure joue le jeu, cherche à m’être utile et est dans le partage. »

Futurs projets pour Rose Betterave ? La programmation des ateliers se finalise : le zéro déchet (Faire soi-même ses produits d’entretien, Faire soi-même ses produits cosmétiques…), la nutrition (Comment utiliser les super aliments, Introduire des repas végétariens dans son alimentation…), le bien être (Massage parents enfants, Se soigner par les plantes, les produits de la ruche…). Et un ou plusieurs traiteur(s) bio devrait/aient s’inviter avant d’envisager plus tard une restauration sur place.

Conseils aux entrepreneures

« Le travail de préparation est très important (étude de marché, plan de financement…). Il faut également bien s’entourer : une forte motivation partagée avec les proches est essentielle, ainsi que l’écoute des partenaires. »

La création, version little : « Si s’associer comporte des risques, créer une scop demande de faire confiance. Travailler à trois n’est pas toujours simple. Cela nécessite beaucoup de plannings, de répartitions des tâches. »

Et big : « Je n’ai jamais eu l’impression d’aller travailler. Parfois fatiguée, j’entends : « On a besoin de gens comme vous… », quel bonheur ! L’enthousiasme généré par cette expérience est incroyable. Je suis persuadée que cet élan positif peut se transformer en un beau projet, rentable. On fait écho auprès de tellement de gens (plus de 250 passent chaque semaine). »

Agathe Laloux : rosebetterave.fr facebook.com/

Sa marraine : Anne-Laure Delfosse, www.agence-goodmood.fr/