image1 (1)

Le cap fixé a été tenu. Angeline Vincent a repris la boutique Saint James dont elle était salariée. Six ans plus tôt, lorsqu’elle accepte le poste de responsable de boutique, elle dessine déjà une page de sa nouvelle vie professionnelle, car le projet de reprise est dans les cartons.

Mais commençons par les présentations. Angeline fait ses débuts dans les assurances et se pique vite d’ailleurs. Elle ouvre ses horizons en posant six ans ses valises à Nottingham. « Dans un restaurant français, j’ai découvert le monde du commerce qui me colle à la peau. » Elle prolonge l’expérience, prenant un ticket pour Gérone, et y ouvre une boutique de bijoux fantaisie. De retour en France pour cause de crise financière espagnole, elle crée, dans un premier temps, une entreprise pour poursuivre dans le secteur de l’accessoire fantaisie. La suite ? Ayant suivi son conjoint à Lille, elle trouve cet emploi de responsable de la boutique Saint James qui correspond bien à ses valeurs. « Je découvre une marque et défends un beau produit de qualité, authentique et durable. Je suis dans mon élément et connais bien ma clientèle. »

image1


Une reprise très préparée

« Lorsque je reprends en mars 2017, j’ai préparé mon projet pendant quatre ans. J’avais toutes les bases pour être autonome et mon ancien patron m’a laissée prendre les rênes petit à petit : réapprovisionnement, choix des collections… C’était une belle transmission. » Angeline sait que la persévérance a fait la différence lors des négociations finales avec son ancien patron, avec le banquier et même l’équipe de Saint James. « Je ne me suis jamais découragée, et j’ai fait en sorte que ce soit l’aventure d’une équipe, fortement soutenue par mon conjoint et ma famille. J’ai également été transparente avec les clients, ravis de me voir reprendre la boutique. » Un an plus tard, les projets de développement se précisent. À court terme : une page Facebook, un Instagram, un site de vente en ligne et une embauche en CDD pour lui permettre de se consacrer au développement et, à moyen terme : des travaux et une nouvelle boutique d’ici à 2019.

Un mentorat pour partager

« Au cours de mon parcours de reprise, la plateforme de financement Initiative Lille Métropole Sud m’a mis en relation avec Fatiha Legzouli, co-fondatrice de LittleBigWomen. L’idée de participer au programme de mentorat avec un réseau de femmes m’a tout de suite plu, pour la facilité de communiquer, l’absence d’a priori, pour le côté rassurant et dynamique de l’échange. J’ai également été ravie des propositions d’ateliers. Cela correspondait à ma recherche de partage d’expériences et de prise de recul. J’aime aussi l’idée que ma marraine, Valérie Talpaert, évolue dans un domaine que je ne connais pas (peinture, décoration…). Nous débutons notre compagnonnage. Je suis sûre que son expérience me sera profitable et moi, j’espère lui apporter dynamisme, optimisme et mon œil extérieur. »

image2image3


Reprendre version
little big women…

En version little, la reprise a signifié « beaucoup de temps investi et une année entre le projet et sa concrétisation. Aujourd’hui, je dois concilier les temps de la vie professionnelle et personnelle » …et big « J’ai envie de partager ce qui m’a permis de réussir : croire en son projet, trouver les bons interlocuteurs, ne pas se laisser décourager. J’ai gardé de mon parcours de sept ans de natation, durant lesquels j’ai participé à des compétitions régionales et nationales, cet adage : « Quand on veut, on peut ». »

 

Angeline Vincent
http://www.facebook.com/saintjameslille

La mentore : Valérie Talpaert
http://lespinceauxdevalerie.fr