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Ingénieure agronome, Pauline Dehecq avoue une passion de petite fille pour les plantes, le bio et les cosmétiques. « J’ai toujours voulu monter ma boîte, peut-être parce que mon père et mon grand-père étaient entrepreneurs. Mais au sortir de l’école, c’était trop tôt », sourit la jeune trentenaire.

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Le goût d’entreprendre

Pauline Dehecq modèle son expérience à son image. Un premier stage pour une marque d’aromathérapie, puis une mission de conseil pour un groupement de pharmacies avant un VIE (Volontariat International en Entreprise) dans la ville de Québec au Canada pour la marque de dermo-cosmétiques Uriage, c’est ainsi que Pauline acquiert une vision plus claire de son futur. De retour dans son Nord natal, confiante dans ses valeurs et forte d’un projet d’avenir, elle se lance. Dans la ruche d’Hellemmes, elle fait ses premiers pas d’entrepreneure. « En binôme, car je ne me voyais pas créer seule. Pendant six mois, j’ai travaillé sur une mise en relation d’artisans et de particuliers. Puis le départ de mon associé m’a permis d’oser me lancer seule et de développer une idée plus cohérente avec mes propres valeurs. »

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Un projet ambitieux

J’avais déjà travaillé étudiante au projet de Mademoiselle Biloba. Le concept ? Une boutique-ateliers pour apprendre à réaliser ses cosmétiques avec des ingrédients bio et naturels (shampoing, crème, maquillage, produits ménagers…). Le joli local lillois du 104 rue Saint-André reçoit majoritairement celles qui souhaitent comprendre et apprendre. Hors les murs, Pauline déplace ses ateliers en entreprise. Le projet ? « Sensibiliser à l’environnement. Le but est de changer le monde », affiche la créatrice enthousiaste. « Certes, c’est prétentieux dans ce domaine et de la part d’une jeune femme, mais changer un mode de consommation qui nous touche tous peut avoir un impact énorme. Ma volonté à terme est d’essaimer. » Pas étonnant que cette fougue entrepreneuriale ait touché Fatiha Legzouli, co-fondatrice de Little Big Women, qui lui a proposé d’intégrer un programme de mentorat.

Partager pour grandir

« Ce programme correspondait à ce que je recherchais car, depuis mon passage en ruche, je n’étais plus accompagnée. Par son biais, je souhaite échanger avec une entrepreneure qui a vécu des situations similaires, apprendre à progresser dans mon métier de cheffe d’entreprise, trouver des solutions à certains problèmes, évoquer le développement de mon projet comme la recherche d’un équilibre vie pro/perso. Ma marraine, Anne-France Gorisse, a monté une pépinière d’entreprises et ce n’est pas sa première entreprise. Elle a du cran. J’espère également pouvoir lui apporter. Nous pouvons échanger idées, façons de faire et univers, car nous n’avons pas le même âge. »

Une vraie aventure

Lucide et déterminée, Pauline résume les débuts de l’aventure. En version little ?« Au début, on est seule. Façon couteau suisse, il faut savoir tout faire. C’est enrichissant et exigeant. » En version Big ? « Faire changer les choses à mon échelle. Transmettre des valeurs et proposer de mieux consommer. » En version Big extrême. « Concurrencer les plus grandes marques de cosmétiques, si je peux. C’est le propre des entrepreneurs de proposer des projets ambitieux », assure Pauline. Bluffante.

 

Pauline Dehecq  mademoiselle-biloba.fr

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